Janné : Les destructions se poursuivent pour la construction du barrage

Sur le site prévu pour la construction d’un barrage à Janné, des témoins affirment que les destructions se poursuivent : abattage d’arbres, incendies… Le scandale s’est d’abord produit jeudi dernier, lorsque des clichés montrant des arbres abattus ont circulé dans la presse. Immédiatement, le ministère de l’Environnement a émis un communiqué stipulant d’arrêter les travaux… mais sa demande n’a pas été respectée.

Ce projet de construction d’un barrage est très controversé. D’après les écologistes, les travaux causent de gros dégâts sur la biodiversité et l’écosystème. Mais en dépit du communiqué sollicitant l’arrêt des travaux, l’entrepreneur chargé des travaux semble continuer à abattre les arbres. Les témoins affirment que des bulldozers ont déjà abattu plusieurs dizaines de grands arbres.

Selon le ministre, mohafez s’est assuré de surveiller l’abattage d’arbres. Il compte encore le remettre sur l’affaire afin de savoir ce qu’il en est actuellement. Aussi, le ministre de l’Énergie avait affirmé que c’est le ministre de l’Agriculture qui a donné l’autorisation à l’entrepreneur d’abattre les arbres. Interrogé, le ministre de l’Agriculture a expliqué que ce n’est pas une autorisation visant à abattre les arbres, mais une demande de replantation d’arbres sur les zones où les arbres ont été abattus. Mais les journalistes ont obtenu une copie du document, et celui-ci montre clairement une demande d’abattage que le ministre a approuvée.

D’après le ministre de l’Environnement, cette affaire sera à nouveau discutée ce jeudi, lors du Conseil des ministres. Il poursuit que le Premier ministre a demandé une distribution des documents pour favoriser les discussions. Le ministre stipule qu’il désire l’abandon du projet à cause des études faites par le CNRS, Gicome et d’autres institutions. Selon lui, il s’est déjà entretenu avec les commanditaires de ce projet en vue de mettre en place des alternatives. 

L’océan est envahi de plastiques

On trouve la plus importante décharge de plastique du monde, ‘Great Pacific Garbage Patch’, sur l’archipel d’Hawaii. Elle s’étend sur 3.4 millions de kilomètres carrés. Beaucoup la surnomment ‘le 7e continent’. Ces déchets proviennent principalement de la terre. Certainement, 8 millions de tonnes de plastique sur 300 millions aboutissent dans l’océan.

D’après le PNUE, 206 kg de plastique sont déversés dans la mer chaque seconde. S’ils ne sont pas emportés par le vent, les hommes les jettent volontairement dans les cours d’eau qui les transportent vers les ‘gyres’. Piégés dans ces derniers, ils s’accumulent et y stagnent durant des dizaines d’années. Mais, ils mettent plusieurs centaines d’années pour se transformer en molécules non toxiques.

Découvert accidentellement en 1997 par Charles Moore, cet amas de résidus de plastique à Hawaii l’a intéressé. Il a fondé la fondation Algalita pour l’étudier. Ensuite, d’autres organismes ont organisé plusieurs missions afin d’identifier les décharges sur d’autres océans. Ils ont dénombré au moins une grande décharge de plastique sur chaque océan.

 

Un empoisonnement des espèces

En 2015, la mission ‘7e continent’ a été lancée pour mieux connaître ces déchets : cartographie de la zone, conséquences sur la faune maritime… En 2011, Greenpeace a affirmé que 1 million d’oiseaux et plus de 100 000 mammifères marins et tortues de mer mourraient chaque année par ingestion de morceaux de plastique de plus de 5 mm (macroplastiques).

Les morceaux de moins de 5 mm (microplastiques) font aussi des dégâts. Ils se mélangent au plancton et empoisonnent les poissons, les petits oiseaux, les mollusques, les requins-pèlerins et les baleines à fanons.

Mais les conséquences ne concernent pas uniquement les animaux aquatiques. En effet, si un poisson se fait empoisonner par du plastique, il meurt. Quand un autre poisson le mange à son tour, celui-ci devient contaminé. Et lorsque l’homme consomme ce dernier, il sera aussi affecté. Le plastique est formé de dérivés de mercure. Si l’homme en ingère, cela pourrait nuire à certains organes vitaux (foie, reins, cœur…).

 

Migration d’espèces dangereuses

Selon les experts, l’un des principaux risques est que les animaux migrent vers des eaux plus saines. Comme pour l’incident de Fukushima, 120 espèces potentiellement agressives ont envahi les côtes canadiennes et américaines. Les 5 000 milliards de morceaux de plastiques pourraient donc transporter bien plus d’espèces nuisibles dans le monde. Aussi, ils risquent de transporter des virus ou des bactéries pathogènes.

COP21 : Protéger les océans

Durant la conférence sur le climat, l’océan ne sera pas négligé. La raison est qu’il est essentiel à la planète : il fournit des protéines, de l’oxygène, assure la survie de nombreuses espèces… Mais spécialement, il absorbe 25% du gaz carbonique et 93% du surplus de chaleur produits par les activités humaines. Durant la COP21, une zone bleue était dédiée à l’environnement marin.

 

Les problèmes que rencontre l’océan

La conférence a rassemblé les scientifiques et les représentants d’association qui ont sensibilisé les dirigeants sur les problèmes auxquels fait face l’océan. Selon eux, celui-ci est victime d’acidification, de réchauffement, de baisse de l’oxygène… Pour leur part, les littoraux souffrent de la montée des eaux, de la pollution et d’une baisse des ressources halieutiques.

La ministre française de l’Écologie a félicité les initiatives de la société civile qui fait prendre conscience de l’importance de l’océan. Elle a aussi sollicité le président de GIEC afin d’établir prochainement un rapport mettant en avant les liens entre climat et océan. Mais la ministre ne doit pas crier victoire trop vite, car le GIEC a aussi été très sollicité par d’autres organismes pour proposer d’autres rapports dont certains se portent sur la désertification, la sécurité alimentaire, l’agriculture…

 

Tous pour la protection de l’océan

La Principauté de Monaco est le premier état à demander au GIEC de faire une étude se portant sur l’océan. Ensuite, le gouvernement français, l’IDDRI, Tara Expéditions, et beaucoup d’états ont soutenu cette idée. D’autres pays comme l’Espagne, Madagascar, le Maroc, les Seychelles et les Pays-Bas ont aussi signé le texte visant à défendre l’océan.

Durant la COP21, le dossier des défenseurs de l’océan progresse favorablement. Ils espèrent bénéficier d’un fonds vert destiné aux populations du littoral. Si cette association de défenseurs ne comptait que quelques militants d’ONG et de scientifiques il y a 18 mois, actuellement, elle regroupe 65 membres, dont plusieurs acteurs économiques. Mais il n’est pas certain que tous vont garder le même intérêt pour l’océan après la COP21.