L’océan est envahi de plastiques

On trouve la plus importante décharge de plastique du monde, ‘Great Pacific Garbage Patch’, sur l’archipel d’Hawaii. Elle s’étend sur 3.4 millions de kilomètres carrés. Beaucoup la surnomment ‘le 7e continent’. Ces déchets proviennent principalement de la terre. Certainement, 8 millions de tonnes de plastique sur 300 millions aboutissent dans l’océan.

D’après le PNUE, 206 kg de plastique sont déversés dans la mer chaque seconde. S’ils ne sont pas emportés par le vent, les hommes les jettent volontairement dans les cours d’eau qui les transportent vers les ‘gyres’. Piégés dans ces derniers, ils s’accumulent et y stagnent durant des dizaines d’années. Mais, ils mettent plusieurs centaines d’années pour se transformer en molécules non toxiques.

Découvert accidentellement en 1997 par Charles Moore, cet amas de résidus de plastique à Hawaii l’a intéressé. Il a fondé la fondation Algalita pour l’étudier. Ensuite, d’autres organismes ont organisé plusieurs missions afin d’identifier les décharges sur d’autres océans. Ils ont dénombré au moins une grande décharge de plastique sur chaque océan.

 

Un empoisonnement des espèces

En 2015, la mission ‘7e continent’ a été lancée pour mieux connaître ces déchets : cartographie de la zone, conséquences sur la faune maritime… En 2011, Greenpeace a affirmé que 1 million d’oiseaux et plus de 100 000 mammifères marins et tortues de mer mourraient chaque année par ingestion de morceaux de plastique de plus de 5 mm (macroplastiques).

Les morceaux de moins de 5 mm (microplastiques) font aussi des dégâts. Ils se mélangent au plancton et empoisonnent les poissons, les petits oiseaux, les mollusques, les requins-pèlerins et les baleines à fanons.

Mais les conséquences ne concernent pas uniquement les animaux aquatiques. En effet, si un poisson se fait empoisonner par du plastique, il meurt. Quand un autre poisson le mange à son tour, celui-ci devient contaminé. Et lorsque l’homme consomme ce dernier, il sera aussi affecté. Le plastique est formé de dérivés de mercure. Si l’homme en ingère, cela pourrait nuire à certains organes vitaux (foie, reins, cœur…).

 

Migration d’espèces dangereuses

Selon les experts, l’un des principaux risques est que les animaux migrent vers des eaux plus saines. Comme pour l’incident de Fukushima, 120 espèces potentiellement agressives ont envahi les côtes canadiennes et américaines. Les 5 000 milliards de morceaux de plastiques pourraient donc transporter bien plus d’espèces nuisibles dans le monde. Aussi, ils risquent de transporter des virus ou des bactéries pathogènes.

COP21 : Protéger les océans

Durant la conférence sur le climat, l’océan ne sera pas négligé. La raison est qu’il est essentiel à la planète : il fournit des protéines, de l’oxygène, assure la survie de nombreuses espèces… Mais spécialement, il absorbe 25% du gaz carbonique et 93% du surplus de chaleur produits par les activités humaines. Durant la COP21, une zone bleue était dédiée à l’environnement marin.

 

Les problèmes que rencontre l’océan

La conférence a rassemblé les scientifiques et les représentants d’association qui ont sensibilisé les dirigeants sur les problèmes auxquels fait face l’océan. Selon eux, celui-ci est victime d’acidification, de réchauffement, de baisse de l’oxygène… Pour leur part, les littoraux souffrent de la montée des eaux, de la pollution et d’une baisse des ressources halieutiques.

La ministre française de l’Écologie a félicité les initiatives de la société civile qui fait prendre conscience de l’importance de l’océan. Elle a aussi sollicité le président de GIEC afin d’établir prochainement un rapport mettant en avant les liens entre climat et océan. Mais la ministre ne doit pas crier victoire trop vite, car le GIEC a aussi été très sollicité par d’autres organismes pour proposer d’autres rapports dont certains se portent sur la désertification, la sécurité alimentaire, l’agriculture…

 

Tous pour la protection de l’océan

La Principauté de Monaco est le premier état à demander au GIEC de faire une étude se portant sur l’océan. Ensuite, le gouvernement français, l’IDDRI, Tara Expéditions, et beaucoup d’états ont soutenu cette idée. D’autres pays comme l’Espagne, Madagascar, le Maroc, les Seychelles et les Pays-Bas ont aussi signé le texte visant à défendre l’océan.

Durant la COP21, le dossier des défenseurs de l’océan progresse favorablement. Ils espèrent bénéficier d’un fonds vert destiné aux populations du littoral. Si cette association de défenseurs ne comptait que quelques militants d’ONG et de scientifiques il y a 18 mois, actuellement, elle regroupe 65 membres, dont plusieurs acteurs économiques. Mais il n’est pas certain que tous vont garder le même intérêt pour l’océan après la COP21.

Au cœur de l’océan : Un long métrage qui n’a rien à voir avec Moby Dick

Ron Howard dirige de nouveau Chris Hemsworth dans son nouveau long métrage ‘Au cœur de l’océan’. C’est un film d’aventure tiré de la même histoire qui a inspiré Herman Melville pour ‘Moby Dick’. Mais selon lui, l’intrigue n’a aucun lien avec ce dernier.

 

Tout faire pour survivre

D’après le réalisateur, ce serait Chris Hemsworth qui aurait proposé le scénario. Il a tout de suite été attiré par cette histoire du baleinier Essex, qui a aussi inspiré ‘Moby Dick’. Ron Howard a été touché par la tragédie qu’ont vécue les naufragés à la suite de l’attaque d’une baleine. Il a été intrigué par le fait que les naufragés sont prêts à tout pour survivre.

 

Un peu de Moby Dick

Le réalisateur respecte le roman de Melville, mais il ne compte pas pour autant produire une version cinématographique de Moby Dick. Dans ‘Au cœur de l’océan’, il souhaite connaître d’où vient la légende et veut que l’histoire puisse être parfaitement crédible. Ainsi, le réalisateur s’identifie un peu à Melville et à son roman.

 

Une baleine monstrueuse

Le réalisateur est stupéfait lorsque la technologie lui a permis de créer une baleine monstrueuse. Il stipule que l’authenticité a été la priorité. Il a souhaité créer une baleine qui crédible aux yeux du public, et c’est chose faite. Mais pour y arriver, il a travaillé avec plusieurs biologistes marins, dont le but était d’avoir un aspect authentique ainsi que des comportements et des mouvements identiques à ceux d’une vraie baleine.

 

Quand la nature se déchaine

L’histoire nous fait comprendre que l’homme est né pour dominer la nature. Toutefois, l’Essex montre une belle preuve d’humilité. Le fait de chasser les baleines est un geste cruel. Ainsi, la nature se déchaine pour faire valoir ses droits. En tout cas, l’histoire nous amène à nous demander s’il ne serait pas temps de respecter l’environnement avant que la nature nous punisse.