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Des doutes planent sur le dispositif permettant de nettoyer les océans

Plusieurs experts doutent de l’efficacité du projet destiné à purifier les océans des résidus en plastique.

Il s’agit d’un dispositif révolutionnaire qui doit nettoyer les océans. Inventé par Boyan Slat, cet appareil est prévu pour amasser les déchets de plastique dans les gyres via un grand entonnoir. La vidéo postée sur internet a déjà eu plus de 2.8 millions de vues. Mais les experts restent cependant sceptiques quant à sa réelle efficacité.

Une efficacité négligeable

Le jeune inventeur Néerlandais envisage de collecter autour de 140 tonnes de déchets dans l’océan alors qu’en Europe seulement, on produit plus de 25 millions de tonnes chaque année souligne le LEESU. De plus, Boyan Slat ne va nettoyer que 80% des déchets dont la taille dépasse les 2 cm, or les experts souhaiteraient qu’il collecte surtout les microdéchets. Enfin, le dispositif est prévu pour collecter uniquement les déchets en surface, à moins de 3 m de profondeur, alors qu’une bonne partie des déchets est souvent enfouie à plus de 100 m de profondeur.

Des risques pour l’environnement

Selon l’expert Andries van Franeker, un tel projet peut aussi nuire à l’environnement aquatique. Il soutient que les œufs des poissons peuvent se retrouver dans les déchets en plastique. Pour sa part, Nicolas Fournier d’Oceana affirme que la barrière utilisée dans ce dispositif peut provoquer des collisions avec les animaux ou les capturer accidentellement. Par ailleurs, d’autres experts comme François Galgani soulignent que le plastique recueilli peut ne plus être recyclable vu qu’il a déjà été érodé par l’océan.

Un projet irréalisable

Certaines études rapportées sur ‘Metronews’ remettent en cause la faisabilité du projet. En effet, la vitesse des courants pendant l’étude de faisabilité est trop basse, par conséquent, le dispositif peut probablement se casser en situation réelle. De même que les perches peuvent se briser si un gros animal se heurtait sur la structure.

D’après le professeur de l’Université de Plymouth, Richard Thompson, ce projet n’est pas une priorité et les financements devraient plutôt être orientés vers des projets plus réalistes comme empêcher les résidus d’atteindre l’océan.

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