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Les wagons de métro new-yorkais finissent dans la mer

Depuis le début de ce siècle, le ‘Métropolitan Transit Authority’ ou MTA se charge de jeter dans l’océan (sur la côte est américaine) les vieilles rames new-yorkaises qui ne sont plus utilisables. Jusqu’à ce jour, plus de 2000 wagons ont déjà été immergées. Selon MTA, il s’agit d’un programme écologique visant à concevoir des récifs artificiels qui attireraient des poissons.

Des produits toxiques dans les wagons

Le photographe Stephen Mallon s’interroge sur les conséquences de ce genre de rejet vis-à-vis de l’écosystème. De même que de nombreux organismes de protection de l’environnement contestent cette pratique. D’après eux, ces voitures ne sont pas totalement séparées de leurs substances toxiques, car certaines renferment toujours de l’amiante et des déchets dangereux comme les câbles électriques au moment de l’immersion. Selon certaines ONG, cette pratique donne aussi un mauvais exemple à la population du littoral, qui pourrait bien être tenté de déverser tous leurs déchets dans la mer.

Un enjeu économique

Si plusieurs États américains étaient d’abord réticents à cette idée, l’immersion des wagons désuets est désormais acceptée par l’ensemble du pays. Cela étant, les ONG dénoncent leur acceptation. Mais ils ne se font pas entendre vu que leur mouvement n’est pas suffisamment puissant. D’après ceux-ci, cette pratique a seulement pour objectif de faire des économies, car la MTA a déjà réussi à économiser plus de 34 millions de dollars grâce à cette option.

Une pratique traditionnelle

Le rejet de véhicules dans l’océan est une pratique traditionnelle aux États-Unis. En effet, on a déjà constaté que l’océanisation est pratiquée depuis les années 50 : les vieilles voitures ont été jetées dans la crique de Santa Monica en 1958 pour former des récifs artificiels, les chars désuets de l’armée américaine ont été immergés dans l’océan en 1990, plusieurs navires Victory et Liberty ships ont été coulés dans la mer depuis 1972, etc.

Une pratique interdite en Europe

Sur le vieux continent, plusieurs conventions visant à protéger les océans contre la pollution, comme la convention OSPAR et celle de Barcelone, proscrivent complètement l’océanisation des bateaux. Si l’objectif est de créer des récifs naturels, les autorités acceptent cette pratique, à la seule condition que cela favorise le développement des organismes marins.

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