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Ouessant, désormais éclairé par l’hydrolienne de Sabella

La PME Sabella va installer l’hydrolienne D10 en Finistère, au large d’Ouessant. Avec son hélice de 10 de diamètre posé sur une structure de 7 m de haut, elle est prévue pour apporter un supplément d’électricité.

L’hydrolienne D10 est de la taille d’un bâtiment à 5 étages et pèse à peu près 400 tonnes. Il s’agit de la première hydrolienne entièrement française. Elle a embarqué le 21 juin au port de Brest. Le dirigeant de Sabella a exprimé toute sa satisfaction puisque le grutage s’est déroulé à merveille.

L’hydrolienne sera ancrée dans son lieu d’emplacement, à 55 m de fonds, le 25 juin. Toutefois, le raccordement au réseau EDF ne pourra se faire qu’en fin juillet vu qu’une pièce importante n’a pas pu être livrée à temps. Mais en attendant, l’électricité produite sera brulée par des résistances.

En mai dernier, l’entreprise a déjà immergé 2 km de câbles électriques dans le Fromveur. Ces derniers sont prévus pour relier l’hydrolienne à l’île où est posé un conteneur qui sert à recueillir et délivrer l’électricité et où est géré entièrement l’appareil. Quand la machine sera entièrement fonctionnelle, ses 1 mégawatt couvriront 15% du courant nécessaire dans l’île.

Une dépense de 13 millions d’euros

La turbine de l’hydrolienne embarque toute sorte de capteurs (hydrophones, caméras…) dans l’objectif de mieux connaître l’influence de l’appareil sur la faune maritime. Ce sera alors à l’Ifremer, au Parc naturel d’Iroise ou au centre Océanopolis de vérifier les données recueillies.

Soutenues par l’ADEME et la région Bretagne, les dépenses nécessaires à la réalisation du projet étaient d’environ 13 millions d’euros. L’expert en EMR, Antoine Rabain, a notamment affirmé qu’en cas de succès de ce projet, la société Sabella ainsi que la France gagnera en estime en matière d’énergies renouvelables.

De son côté, le président de Sabella stipule qu’il ne s’agit pas encore d’une réussite puisqu’on ne peut parler de réussite que si l’entreprise arrive à commercialiser ses hydroliennes. La PME envisage vers 2019 d’installer 2 ou 3 autres hydroliennes plus puissantes, et cela, toujours dans le Fromver. Ces machines sont prévues pour combler davantage les besoins, à hauteur de 50 à 70%.

Actuellement, cette technologie intéresserait d’autres pays comme le Canada, les Philippines ou l’Indonésie. Le gouvernement prévoit de mettre sur pied 2 autres fermes pilotes vers 2018 à Cherbourg. Elles produiront 5.6 mégawatts et 14 mégawatts.

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