L’océan : Un allié précieux contre le réchauffement climatique

À l’occasion de la COP 21, le monde entier espère qu’on trouve un accord efficace sur le climat. Mais une importante question se pose : est-ce que les gouvernements pourront prendre les mesures qu’il faut pour éviter que le réchauffement de la planète n’excède pas les 2°C annoncés ? Dans cette démarche, on accorde beaucoup d’importance aux diminutions des émissions, à l’usage des énergies renouvelables… Or, on néglige un élément essentiel : l’océan.

L’océan est le moteur principal des systèmes climatiques et planétaires. Il génère plus de la moitié de l’oxygène au monde. Il contribue considérablement à la stabilité climatique en absorbant 90% du surplus de chaleur et 25% du carbone produit par l’homme. D’après certaines études, les organismes qui vivent dans l’océan consomment environ 2 milliards de tonnes de gaz carbonique par an. Mais pourquoi l’océan n’est-il pas situé en tête de liste dans la COP21 ?

 

L’océan contre le réchauffement global

L’océan est un élément fondamental pour lutter contre le changement climatique. Mais beaucoup ne comprennent pas encore son importance et ne l’incluent pas dans les négociations. Après plusieurs années de négligences et de mauvais traitements, l’océan est actuellement victime de nos émissions de carbone. Il devient de plus en plus acide et se vide de sa biodiversité.

Les spécialistes appellent le GIEC à rédiger un rapport mettant en avant les liens qui existent entre climat et océan pour permettre de prendre des décisions politiques efficaces. Ils sollicitent aussi un soutien pour la nouvelle ‘Conférence des Nations Unies’ qui aura lieu aux Fidji en 2017 afin d’adopter des mesures durables pour les mers et les océans. Enfin, ils veulent la mise en place d’un plan d’action spécialement destiné à l’océan dans le cadre de la CCNUCC.

Les gouvernements doivent savoir que des mesures peuvent être prises pour consolider les capacités de l’océan face aux pressions humaines, surtout à la hausse des températures et à l’élévation du taux de carbone. Le rapport du GIEC (à l’initiative de la Principauté de Monaco), qui commence à intéresser beaucoup d’États, peut permettre de trouver des solutions.

Puisque l’océan peut extraire de l’atmosphère (4 kg de CO2/habitant), il faut le protéger. Si aucune action n’est faite, il perdra ses capacités d’absorption de carbone avant la fin de ce siècle.

L’océan est en péril

50% de l’oxygène que nous respirons est produit par l’océan. Or qu’actuellement, il est plus que jamais menacé.

Un monde totalement différent

Les amoureux de la mer ont souvent tendance à dire ‘l’océan’ plutôt que ‘les océans’. L’océan est favorable à différentes activités. Certains y trouveront tout simplement du plaisir à s’asseoir sur une plage et laisser leur pensée s’évader. D’autres, par contre, aiment pratiquer la plongée, la voile, le surf, etc. Les passionnés de la navigation vous diront sûrement que l’océan n’a aucune frontière et qu’il permet de découvrir un environnement totalement différent et très spécial.

Chaque goutte d’eau dans l’océan recèle une forme de vie, dont la plupart sont méconnues. Certainement, des êtres vivants microscopiques dénommés planctons se trouvent dans chaque goutte et jouent un rôle important dans la préservation de l’équilibre sur la planète.

Indispensable à la vie sur terre

Les planctons ont été présents dans l’océan depuis toujours, et ce sont même eux qui sont à l’origine de toute vie sur terre. De nos jours, ces minuscules êtres vivants sont aussi responsables de la conservation de la vie. C’est en effet eux qui génèrent 50% de l’oxygène et absorbent 25% des gaz carboniques dans l’atmosphère. Ils régulent également le climat en fournissant un climat ni trop froid, ni trop chaud.

Essentiel donc, il est indispensable de penser à l’océan si on souhaite avoir un avenir durable. Mais malheureusement, il y a beaucoup trop de signes alarmants aujourd’hui qui met en péril l’océan. Certainement, l’océan est en ce moment victime de réchauffement, d’acidification, d’érosion de la biodiversité et de la fonde des glaces. Depuis 30 ans que le sujet a été évoqué, ce n’est qu’en 2012, durant le Sommet de la Terre, qu’on prend enfin des initiatives pour aborder réellement le problème.

L’Appel à l’Océan

C’est afin de convaincre le maximum de pays durant la prochaine Conférence sur le Climat que plus de 60 scientifiques, institutions, acteurs environnementaux et acteurs économiques se sont rassemblés sur une même plateforme. Ensemble, le but est de faire savoir le réel problème au niveau de l’océan.

Lancer un ‘Appel pour l’Océan’, c’est notamment une priorité afin d’inciter les chefs d’État à se soucier davantage de ce ‘poumon bleu’. Certainement, puisqu’il est indispensable, chacun a intérêt à le préserver pour préserver l’équilibre sur la planète.

Des doutes planent sur le dispositif permettant de nettoyer les océans

Plusieurs experts doutent de l’efficacité du projet destiné à purifier les océans des résidus en plastique.

Il s’agit d’un dispositif révolutionnaire qui doit nettoyer les océans. Inventé par Boyan Slat, cet appareil est prévu pour amasser les déchets de plastique dans les gyres via un grand entonnoir. La vidéo postée sur internet a déjà eu plus de 2.8 millions de vues. Mais les experts restent cependant sceptiques quant à sa réelle efficacité.

Une efficacité négligeable

Le jeune inventeur Néerlandais envisage de collecter autour de 140 tonnes de déchets dans l’océan alors qu’en Europe seulement, on produit plus de 25 millions de tonnes chaque année souligne le LEESU. De plus, Boyan Slat ne va nettoyer que 80% des déchets dont la taille dépasse les 2 cm, or les experts souhaiteraient qu’il collecte surtout les microdéchets. Enfin, le dispositif est prévu pour collecter uniquement les déchets en surface, à moins de 3 m de profondeur, alors qu’une bonne partie des déchets est souvent enfouie à plus de 100 m de profondeur.

Des risques pour l’environnement

Selon l’expert Andries van Franeker, un tel projet peut aussi nuire à l’environnement aquatique. Il soutient que les œufs des poissons peuvent se retrouver dans les déchets en plastique. Pour sa part, Nicolas Fournier d’Oceana affirme que la barrière utilisée dans ce dispositif peut provoquer des collisions avec les animaux ou les capturer accidentellement. Par ailleurs, d’autres experts comme François Galgani soulignent que le plastique recueilli peut ne plus être recyclable vu qu’il a déjà été érodé par l’océan.

Un projet irréalisable

Certaines études rapportées sur ‘Metronews’ remettent en cause la faisabilité du projet. En effet, la vitesse des courants pendant l’étude de faisabilité est trop basse, par conséquent, le dispositif peut probablement se casser en situation réelle. De même que les perches peuvent se briser si un gros animal se heurtait sur la structure.

D’après le professeur de l’Université de Plymouth, Richard Thompson, ce projet n’est pas une priorité et les financements devraient plutôt être orientés vers des projets plus réalistes comme empêcher les résidus d’atteindre l’océan.