L’Améthyste revient du déploiement dans l’océan Indien

Parti depuis décembre 2014, Améthyste, un SNA (sous-marin nucléaire d’attaque) vient de débarquer sur le port de Toulon, un port où se basent aussi 6 autres SNA.

Lors des 5 mois passés dans l’océan Indien, l’Améthyste a compté 2 équipages : Rouge et Bleu. Ceux-ci qui se sont toujours succédé à Toulon, mais ils se sont réunis ensemble pour un voyage de 5 jours (en février dernier) dans le cadre d’une opération. L’équipe Rouge qui est arrivée en avion depuis Toulon a succédé à l’équipe Bleu en charge du sous-marin depuis 4 mois. Ce changement d’équipage est un défi logistique et technique servant à garder le sous-marin dans l’océan Indien pendant 135 jours, avec 15 jours d’escale pour faire des vivres.

L’Améthyste a navigué entre la mer Rouge et le golfe arabo-persique, les eaux chaudes de l’océan Indien. Une zone qui est particulièrement sensible en matière de sécurité vu que les pays qui se trouvent à proximité montrent une certaine crise sécuritaire. L’objectif était d’installer des capteurs acoustiques, visuels et électromagnétiques afin de stocker des informations et contribuer à l’amélioration des connaissances concernant l’environnement sur place, les flux maritimes… Pour cela, le sous-marin s’est montré très discret afin d’observer sans être vu et de ne pas changer le comportement des divers protagonistes. Lors de sa mission, l’Améthyste s’est également basé sur son incroyable endurance lui permettant de faire des observations continues et sur de longues durées.

Durant son déploiement, le sous-marin a contribué à lutter contre le terrorisme maritime. Il a escorté le groupe aéronaval accompagnant le porte-avions ‘Charles de Gaule’. Il a d’abord été utilisé comme précurseur avant d’être incorporé dans la TF473. Ensuite, le sous-marin a collaboré avec les navires du GAN et de l’US Navy qui opéraient sur la zone.

L’Améthyste a souvent évolué dans les eaux peu profondes, éloignées des bases logistiques. Lors du déploiement, ses 2 équipages ont fait preuve de professionnalisme, de rigueur et d’autonomie. Mais les sous-mariniers à bords ont pu profiter de quelques heures de pause pour le jour de Noël 2014 et de Nouvel An 2015.

Bordeaux, en proie à l’Atlantique

L’océan Atlantique menace d’envahir Bordeaux si une augmentation de température de 3°C est constatée en France. Il s’agit d’un scénario très contraignant alors que les insoucieux n’envisagent qu’ne hausse de 2°C seulement jusqu’à la fin de ce siècle.

D’après les dires du climatologue de l’ONERC, Éric Brun, la planète a déjà connu un réchauffement de 0.8°C sur les 2°C prévus.

La carte représentative du réchauffement climatique réalisé par le ‘Nouvel Obs’ montre la cité de Bordeaux noyée dans l’eau.

Le niveau de la mer peut monter jusqu’à 80 cm en raison de la fonte des glaciers. Or, il faut savoir que le niveau des océans s’est déjà accru de 20 cm en seulement un siècle. De ce fait, il faut envisager de doubler la hauteur des barrages. Mais puisqu’il est impossible de mettre des digues partout, le déplacement des populations sera alors nécessaire. Selon les estimations, la France compte plus de 1.4 million de personnes qui résident sur des zones à risque.

Il est probable que la façade atlantique entre La Rochelle et Mimizan soit engloutie par la mer et qu’un vaste territoire de la Charente-Maritime, des Landes et de la Gironde se trouve sous les eaux. Aussi, le Médoc risque d’être supprimé entièrement de la carte et les premières plages bordelaises peuvent se trouver à Saint-Jean-d’Illac et Saint-Médard-en-Jalles.

Planète Océan : La 12e édition se tient à Singapour

Dans le cadre du festival ‘Voilàh’, la 12e édition de l’exposition ‘Planète Océan’ est organisée dans la ville de Singapour. Elle se tient dans les tribunes de verdure du fameux jardin ‘Gardens by the bay’.

L’exposition qui durera jusqu’au 28 juin permet aux habitants de la cité de connaître le dialogue élaboré par la fondation ‘GoodPlanet’. Elle propose 70 photographies inédites qui se complètent pour donner 2 vues impressionnantes sur la solidité et la délicatesse des relations entre l’océan et l’Homme.

Singapour est une cité bordée d’eau. Pour s’agrandir, elle doit dorénavant s’étendre jusqu’à la mer. Près de 100 000 km2 de coraux soit 34% des récifs coralliens au monde se trouvent notamment dans cette cité. Or, elle ne représente que 1% de la superficie terrestre, mais héberge la plus importante biodiversité marine.